Ou les aventures d’une « signeuse » de dédicaces qui passe devant un joueur du PSG…

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Hier, un ami m’a gentiment envoyé un article du cru, après ma dédicace à la librairie locale et néanmoins St Germanoise (un vrai moment de plaisir, sans doute ma plus jolie signature, après les salons « polar » qui sont des mines de fous-rires).

L’évènement a eu lieu samedi 24 mai, publicité restreinte pour cause de ballon rond, un joueur de football venait le lendemain s’offrir aux foules déchaînées de ses supporters. Il avait eu droit à la banderole en plastoc et moi –outre la photocop A4 en noir et blanc- à des réflexions franchement désopilantes style « tu joues en première division maintenant ?…tu vas signer à côté de LUI ?? » Non…

40 exemplaires signés, même si je ne suis pas une routière de la chose, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, j’ai revu des visages amis, d’autres inconnus j’ai reçu un superbe bouquet d’hortensias entre deux dédicaces (un petit côté star, j’adore et tant pis pour les clichés)…et j’ai répondu aux questions « blanches » d’une jeune journaliste qui aurait sans doute pu se trouver aux comices agricoles avec la même détermination.

Une question blanche c’est comme une copie avec consigne « vous avez deux minutes pour dire intelligemment tout ce que vous trouvez à dire sur votre actualité »
Le fait de réfléchir, le stylo à peine sec, en débitant la substantifique moelle de votre pensée, sourire à droite parce qu’on vous salue, acquiescer à gauche devant un œil écarquillé, et réaliser qu’on pastiche sa pensée parce qu’on a eu le temps de rien et que la question reste toujours aussi blanche, ça relativise les choses…

Le résultat est là, orné d’une photo qui révèle mon potentiel photogénique, c’est dire… (Comme tout un chacun, je n’aime pas vraiment poser, et puisque je souris souvent de toutes mes dents, j’arrive à avoir l’air niais avec beaucoup de facilité)

Là j’ai juste l’air de pas grand-chose, mais j’adore la mine de mes deux amies qui font « mur de garde » en groupies sérieusement littéraires…Quant au texte… hum…

L’exercice qui consiste à signer est une pratique que j’ai toujours trouvée un brin étrange.

Je distingue trois possibilités : soit vous êtes connu, estampillé « vu à la télé », en cours de médiatisation et tout se passe à merveille, vous n’avez même pas le temps de respirer, à peine le temps de penser, concentré sur la formule la plus percutante qui séduira les Madeleine, Catherine, Hortense et consorts…

Soit vous êtes inconnu au bataillon médiatique, et dans ce cas il faut prévoir une dose d’humour, de la sagesse -façon détachement bouddhiste et le sourire de Joconde qui va avec- sans compter une provision de mines de la mieux inspirée à la plus subtilement désinvolte –le détachement, encore et toujours !- pensive –rien ne se passe mais ça n’empêche pas d’être intelligent- occupée – là c’est une gageure, il s’agit de l’être sans l’être vraiment, sinon on rate les timides- et toutes les variations possibles qui sous-entendent que vous êtes merveilleusement à votre place, plantée entre deux étals -en étau- de l’allée principale de la librairie (ou gracieusement logée dans le recoin « détente et réflexions »).

Prévoir un petit lot d’amis qui vous ont lu(e) et apprécié(e), une cousine de province, un fan transi ou la meilleure copine qui vous connaît parfaitement peut s’avérer utile…
La troisième possibilité est celle qui a été immortalisée dans le journal local, on vous connaît un peu, la plupart du temps sous une autre casquette (l’éternelle question de l’écrivain qui mange…) les amis sont ravis de passer, et puis c’est bientôt la fête des mères, pourquoi pas un recueil qui parle des femmes (mais pas que…). Une mention spéciale à Bénédicte qui a raflé 7 livres (sans compter le sien), pour la très bonne raison qu’elle me lit depuis le début et qu’elle adore, alors elle distribue… et moi j’aime son regard intelligent sur mon écriture…

Je dois avouer que pour ma part je fais une très mauvaise acheteuse de livre à dédicace. On s’empare de l’œuvre sous le nez de l’auteur, on lit la 4eme de couv, un brin embarrassé de le faire à sa barbe et on redoute de le vexer en le reposant sans l’acheter… Alors quand je suis de l’autre côté de la barrière, je me retiens de dire: Vous pouvez toucher même pour rien, ça ne casse pas, ni moi, même si j’ai l’air un peu potiche là tout de suite…

Pour finir (j’ai beaucoup de choses à faire, en plus de ma douche froide en attente de plombier) j’ajouterai un petit credo : même si… potiche, mines à pourvoir, attentes, photos moches et petits embarras de circonstances, je ne bouderai jamais mon plaisir ! Signer un bouquin en petit ou en grand, glorieux ou pas encore, c’est drôle et délicieux…

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