Le sage au chapeau pointu, suite courte…

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  Hier, j’ai écrit ma chronique d’un trait, portée par l’émotion. Reste le bonheur de cette rencontre (Juan et Gabriel nous emportent dans leur cœur, je leur rends la pareille, ils sont dans le mien !) et quelques petites choses de fond que je voudrais donner à lire…

Les kogis ne sont plus que 12 000. 70% de leur territoire a été volé, occupé spolié. Aujourd’hui encore des familles sont assassinées, des indiens enlevés et torturés pour récupérer du territoire. Sur certaines terres « occupées » se dressent des pierres sacrées où repose le savoir millénaire. Ils n’y ont pas accès librement, on verbalise ceux qui s’y risquent  (poussez pas les touristes!). La culture Kogi est équivalente aux connaissances Inca, Aztèque et Maya avant leur destruction. Nous allons sur la lune, nous lançons sondes et fusées et nous ignorons ce Savoir là? Il y a quelques années, un indien kogi invité par un astrophysicien désignait l’un des clichés de Hubble montrant une étoile invisible depuis la terre, une étoile familière pour les kogis qui connaissent son existence avec quelques milliers d’années d’avance sur nous (malgré nos longues vues, pour pallier nos vues courtes, sans doute!)

La société kogi est caractérisée par le don et l’échange. L’acquisition du savoir et l’éducation visent l’harmonie avec Soi et le monde.  Le Savoir ne vaut que parce qu’il se relie au Vivant. Plus qu’une croyance, la spiritualité est une pratique…

Fraternité, solidarité, échange. Voilà qui fait rêver ! Selon Eric Julien: « On ne peut pas qualifier d’archaïque une société qui veut garder sa mémoire, hautement démocratique, où la pauvreté n’existe pas, dont les membres tentent de vivre mieux ensemble, en paix, à leur juste place, où la femme est respectée, et où la finalité de vie est d’être heureux »

Les kogis participent à l’équilibre du monde. Leur existence, leurs pensées si créatrices et le regard qu’ils portent est un contrepoids aux ravages infligés par nos pays civilisés. On ne peut pas pleurer sur nos folies intimes et collectives et rater ce train là! On peut agir, modestement et simplement faire œuvre d’Homme. Hier, j’ai entendu « les kogis dansent pour ne pas mourir ».

Et si nous entrions dans la danse?

Je remets le lien de la formidable association Tchendukua et celui d’un article très parlant :http://www.tchendukua.com/ http://terresacree.org/kogi.htm

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