Féminisme, Homo et Pas-Net injurieux sont dans un bateau…

homme-femme

Hier soir j’ai failli intervenir sur un mur (Fbook) pour aller à la rescousse de ma demi-sœur -25 ans- qui se faisait traiter de connasse youpine parce qu’elle avait prévu de se joindre à une manif pro homo.

Ma sœur n’est ni gouine ni youpine ni conne, mais elle n’a pas démenti et elle est restée polie. (La génétique me plaît bien, en fait…)

Quel que soit le sujet abordé (féminisme, sexualité libre, j’en passe de plus politiques) on dirait qu’il existe deux langues, voire deux comportements.

Langue numéro 1 : je m’excite sur la forme, j’injurie et en définitive je ne cherche pas à comprendre. La pensée m’emmerde, je REAGIS au nom de la sacro sainte liberté du net. Je me lâche et comme je suis planqué derrière mon écran les mots « pute, bite, couille PD, Connard » et j’en passe de plus politiques ne risquent pas de me coller aux doigts (quoi que, il y a des retours de boomerangs qui ne se perdent pas…)

Langue 2 : on est censé la pratiquer, c’est celle de la politesse surannée et de la réflexion, vous avez compris, je n’épiloguerai pas.

Je n’ai pas eu le temps de voler, ma sœur s’est retirée du truc avec une certaine élégance. Et moi je me suis dit « laisse pisser ». Au mieux, je peux m’entraîner à ne pas juger ni condamner. Sauf que cette violence verbale, d’autant plus déchaînée qu’elle reste planquée, me sidère. Et me fait penser au pire de l’être humain.

Je crois profondément que nous devons, hommes et femmes, changer un peu de paradigme. Équilibrer les choses, apaiser les rapports, aimer sans contraindre l’autre. Éduquer sans enfermer. Penser sans imposer.

Ce n’est pas une question de sexe mais de conscience. En revanche je crois aussi que partant du principe (préhistorique) que les hommes ont des couilles et des pulsions, les femmes de la souplesse et de la séduction façon survie, on a fini par générer des zones de pouvoir et de tyrannie. Avec le « léger » désavantage d’être sexuellement plus fragiles, plus agressées (les femmes). Je n’aime ni les dragons ni les serpillières, mais je déteste ce machisme larvé qui fait ricaner les bourrins et les violences systématiques des temps de guerre ou de pouvoir avec une grand C.

C’était l’emballement du jour. En épilogue je mettrais bien Amour et Humour dans un bateau, et Crétinerie à l’eau.

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