Polémique sur un mur (qui picote du pain dur)

mur

Je n’ai pas envie d’alimenter la polémique sur les Auteurs Contrariés par le Sort et les Méchants éditeurs, cela fait florès sur les accroches FB mais tout de même…

L’autre jour, c’est encore Jérôme Cayla qui en a pris plein son bonnet et pour une fois je me suis glissée dans l’arène, aussi légèrement que j’ai pu.

Il se trouve que j’ai croisé virtuellement le monsieur, et en chair et en os lors d’une signature en librairie. Jérôme est poli, gentil, et il a le mérite d’annoncer la couleur, ses goûts, ce qu’il fait et comment (chroniquer certains ouvrages, refuser ceux qu’il pourrait débiner – j’aime beaucoup!- et s’abstenir généralement de lire les autos édités)

Seulement voilà,  lassé par les envois répétés de biographies diverses et variées qu’il ne chronique pas non plus, il a eu l’outrecuidance de le rappeler un peu ironiquement.

(courte digression: J’avoue, au cours de ma carrière de lectrice, il m’est arrivé de me laisser aller moi aussi à quelques saillies après avoir ingurgité des pages hallucinantes, je ne parle même pas de l’orthographe, je me rappelle par exemple « d’une gorge serrée qui ouvrait grand ses bras au déferlement des gouttelettes »… Vous ne feriez pas de l’ironie, vous, au bout de 300 pages ? Vraiment ????)

Je sais combien chaque manuscrit importe à son auteur. Je sais aussi le courage qu’il faut pour se remettre en selle, le travail solitaire, le poison du doute… Sauf que l’écriture n’est pas une sinécure et surtout pas un miroir glorieux. L’écriture peut-être même exactement le contraire, une forme de dépouillement et d’apprentissage de l’humilité.

Bon le sujet de fond n’est certes pas là. Le fond c’est l’éternel débat du livre qui trouve ou pas acquéreur.

Certains auteurs préfèrent l’auto édition, pourquoi pas ?!

Chacun est libre de choisir sa forme et sa manière, de faire ou pas sa promo, de tenter une fois ou mille de décrocher un éditeur ou de sortir du système parce qu’on ne trouve pas preneur ou qu’on veut des droits conséquents et que l’aventure commerciale ne rebute pas. Il n’y a pas de chemin unique et c’est tant mieux ! En revanche, empruntons le de bon cœur sans nous répandre en invectives sur le voisin mieux édité/plus riche/plus reconnu/mieux auto-promu etc.

Il est bien évident qu’un auto édité se verra plus difficilement accueilli dans les voies traditionnelles de distribution. C’est le principe. En revanche, il garde ses droits. La logique est à peu près sauve. Chaque système a ses avantages, faire un choix responsable serait de les apprécier sans réclamer la crémière et son cul.

Pour ce qui est des critiques/chroniques, là encore il existe une forme de logique. Les journalistes parlent des mêmes livres ? Bien sûr et ce n’est pas nouveau. Et devant le déferlement des auto-édités il serait surprenant qu’ils réforment leur choix, bien au contraire ! D’un autre côté, il y a sur le Net des chroniqueurs lecteurs pour tous les goûts, du plus littéraire au plus populaire. Bref, tout est bien dans le meilleur des mondes.

Ce qui serait parfait, dans ce monde meilleur, c’est qu’on se réjouisse sans envie ni rivalité.

En plus quelle énergie -créatrice- gagnée !

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2 réflexions sur “Polémique sur un mur (qui picote du pain dur)

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