La petite bête -immonde- qui monte qui monte….

monde solidaire

Un sondage donne pas loin de 50 % de français favorables à la présence du FN en cas de gouvernement d’union nationale. La colère couve, avec son cortège de masques : méfiance, peurs du lendemain, haine de la différence. Sur les réseaux sociaux on s’invective pour un article ou des opinions divergentes. Les dérapages sont quotidiens, d’autant plus courants qu’ils viennent de partout, citoyens lambda, politiques et intellectuels. On se fâche pour un mot de travers, compris ou non. On condamne, on lapide et on brûle ce qu’on a adoré. On flingue à tour de bras en prêchant la liberté et l’amour… de petites morts pas bien graves si ne n’est qu’elles deviennent la norme.

Au bout de six mois de présidence, Hollande passait d’espoir au rang d’impuissant. Au bout d’un an il est conspué de toutes parts, rendu quasi responsable de la crise française. Sommes nous réellement aussi naïfs ? Ou cyniques ? Attendons-nous le prochain Beau Parleur qui promettra des retraites intouchées, une sécurité renforcée, un système de soin de nouveau viable, un nouveau bouclier fiscal pour les plus riches, le trou de la sécu bouché et le plus faible protégé? On veut plus d’égalité pourtant l’écart entre entre riches et pauvres a explosé et on continue de débattre sur le degré de solidarité supportable. On préfère pinailler sur la santé de l’arbre plutôt que de considérer la foret entière qui se dégrade à vitesse grand V.

Les temps troubles ont toujours suscité égocentrisme et aveuglement. En Europe il y a des présidences et des promesses qui n’auraient pas pu exister sans la crise, quelques narcissiques forcenés ont été portés au pouvoir par cette vague de récrimination collective. Ils nous garantissent l’état providence sans rien changer de nos vies, promettent des lanternes plutôt que des vessies et nous les croyons plutôt que d’envisager trop de sacrifices.

En d’autres temps, Hitler est devenu chancelier alors que tout le donnait perdant… Ce ne sont pas les minorités fanatiques qui font basculer un pays dans la tyrannie. Ce sont les majorités silencieuses, plus ou moins complaisantes, qui leur laissent le passage et font leur lit. Après on peut dire nous ne savions pas. Nous n’aurions pas imaginé. Nous ne voulions pas cela…

Aujourd’hui la colère et le refus ne suffiront pas. Il faut aller au delà, travailler « pour », croire en la solidarité, en l’effort collectif et aux choix de conscience parce que nous ne pourrons pas toujours jouer sur le terrain du plus fort et sacrifier le faible sans mettre en péril le monde, notre monde.

Le progrès est là. Ni dans les machines ni dans les systèmes virtuels déments mais dans l’humanisme devenu réalité. Le jour où nous serons capables de mêler conscience, action et vision alors oui, nous serons des hommes.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s