Recette pour écrire (et par extension recette à-tout-vivre)

henri-matisse-fenetre-ouverte-sur-collioure

Ingrédients : deux (il y en a d’autres, mais ceux là sont essentiels)

Matériel : doigts, intuition, fauteuil, feuille ou clavier. Miroir. Cerveau (facultatif) et quelques anges… Un tableau, des pigments ou une musique, toute chose qui vous inspire.

Temps : long

– Prenez de la cohérence sans mesurer.

Pour écrire, rien de ce que l’on fait, rien de ce que l’on choisit ne reste sans écho. Et si on veut vraiment être en résonance avec ses choix, mieux vaut ne jamais tricher ni biaiser, c’est comme si on coupait la racine même de nos désirs. (Et un désir sans racines dépérit en quelques heures)

– Ajouter pas mal de lucidité.

Grâce au miroir, regarder sans complaisance la vérité, sur soi, sur ses écrits et ensuite décider… cela veut dire bazarder le mou, l’à peu près, l’inerte, le scolaire, toutes ces phrases qu’on a parfois mis des mois à pondre. Et parfois renoncer dans la foulée aux belles pages amidonnées, polies, lustrées, tout ce joli qui ne fulgure pas, qui noie le poisson au lieu de vibrer. Jeter, sans un regret, et se remettre en route. (se munir de quelques anges pour la route)

Avec ces deux outils, conscience et lucidité, on fait naître les merveilles (à défaut de vous apporter le prix Goncourt, les merveilles rendent joyeux)

Attention, comme toutes les choses qui touchent à la transformation (voire l’initiation) ces outils vous engagent. Ce sont des choix de tous les jours et ce « tous les jours » demande du courage. Pas l’héroïsme d’un coup de sang mais le courage assidu du charbonnier. (ajouter un ange porteur de lampe, ça peut aider)

PS : la recette pour écrire vaut aussi pour vivre si on l’accommode. Résonner pour vibrer, oublier l’autruche enfouie dans le sable pour regarder le monde, les yeux grands ouverts. Et sourire…

Matisse, fenêtre ouverte sur Collioure

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2 réflexions sur “Recette pour écrire (et par extension recette à-tout-vivre)

  1. Et là, je te réponds : d’accord, j’adhère à tout, je contre-signe. Ou alors, je chipote un peu, je gratte du détail, je sors mes grands airs de sémiologue… et on n’a pas fini de « bazarder le mou, l’à peu près, l’inerte, le scolaire, toutes ces phrases qu’on a parfois mis des mois à pondre ».

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