On peut toujours rêver

grace-i-have-a-dream

D’un pays où les politiques seraient des chamans à plumes, branchés comme les kogis ou les télétubbies, allez, on peut même rêver de brillants esprits en costume qui seraient au service de la Vie, la vraie, pas la vie de la Jet set ou la vie de la Bourse, non la vie des concitoyens -ton frère humain devant la mort égalitaire, tu te rappelles?- la vie qui germe, à condition de ne pas trop polluer (non mon poussin, on n’enterre pas le matériel radioactif ni les sacs en plastoc, ça met trop longtemps à pourrir, combien? Je sais pas, un siècle? 1000 ans? C’est quoi mille ans ? Pour la planète un pet de sansonnet, pour tes enfants et les enfants de tes petits enfants ça fait quand même longuet… Pour les jets setters aussi, et même en admettant qu’on soit dans mon rêve d’amour et d’eau potable où les gens fringués Dolce G seraient d’écolos fêtards, pas sûr qu’ils trouvent la solution des gaz à effet de serre…)

Bref, d’un monde où les serviteurs de l’état seraient vraiment concernés par le bien collectif et pas du tout le genre à collectionner des jets numérotés/montres Roulex/villa à St-Barth/chauffeur au garde à vous/ rosette de la légion, mais pas l’Étrangère quand même!/photo avec le Président de son quartier… Je passe les babioles, les etc et les comptes en Suisse, des gens ni fraudeurs ni menteurs et qui voteraient rien que des lois frappés au coin du Bon Sens (ben non, poussin, ça fait pas mal et non, je cause pas des lois sur le cumul, ni sur les avantages fiscaux des députés, eux c’est pas pareil, c’est pas un métier « service de l’état » pas de métier-pas d’impôt, ça s’appelle une compensation, c’est pour les risques justement, ministre c’est vachement dangereux, tu peux glisser sur une peau de banane ou perdre ton portefeuille et après t’es bon pour la déprime à vie -celle qui tâche, pas la Belle Vie.)

Et tant qu’on y est, alors, on peut rêver d’un monde où il n’y aurait jamais 5,5 millions d’enfants qui crient dans leurs cauchemars, en syrien, parce que les 5millions et demi ce n’est pas la somme du total des enfants éprouvés de toute la planète (combien de zéro et de tête à toto ?) pas du tout ! Ce n’est pas non plus la somme des enfants malheureux à travers les siècles arriérés (oué, le temps des chars à bœufs et des chevaliers, quand on foulait les droits des faibles à coups de pied d’airain, lesquels pieds prolongeaient les jambes des Dieux, Seigneuries, tyrans et Inquisiteurs, je t’en passe quelques uns, poussin ) non les 5,5 millions dont je parle ce sont « juste » les enfants de Syrie, le pays en guerre de l’autre Seigneurie Arriérée (non, il a pas voté la loi du cumul, ce gars là il vote pas, il invente la Loi, non poussin, il connaît pas le Buisson Ardent qui cause, pas Dieu non plus, non il est pas sous ritaline, peut-être qu’il devrait le grand Bachar au petit cœur), le chiffre vient de sortir dans les journaux, tellement élevé qu’il ne signifie plus rien, 5 millions et demi qui cachent un seul enfant, sa détresse sur un cri muet. Bref, un monde qui saurait compter sans perdre la tête…

Un monde de cocagne où les petites phrases ne l’emporteraient jamais sur les grands discours (« I have a dream » non, poussin, c’est pas la liste du Père Noël)

Un monde où la météo ne passerait pas avant les cauchemars des tout petits.

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