Théâtre (s)

Carambolages

Carambolages
éditions La Fontaine, 2014

illustration Jasmine le Nozach

Fanny a 30 ans et trimballe le souvenir d’un amour perdu. Elle récure la maison et supporte JC, épousé faute de mieux parce que mieux vaut être singulièrement têtu pour nager à contre-courant…Ce matin là, elle prend pour confident un flacon de détergent. Elle ne fera ni les courses ni l’amour. Et monsieur Propre l’écoute, vigilant…

Marie est tombée dans la maternité comme on plonge dans l’abîme et a oublié le désir charnel pendant deux ans. Ce matin, parce qu’il y a des jours comme ça, pleins et ronds comme un œuf, que Lucas porte un caleçon trop large qui masque mal son érection, elle retrouve l’envie Mais l’époux a autre chose en tête…

Jeanne est battue par son saigneur et maître. Jeanne tremble, Jeanne souffre et regarde cet homme qu’elle a voulu parce qu‘il avait posé ses paumes ouvertes sur la table et qu’elles étaient belles, de belles mains comme des étoiles de mer. Or ce matin là, pour une insulte de trop, Jeanne dérape…

Fanny, Marie et Jeanne évoluent dans un univers baroque -fête foraine, croquemitaines et rêves en guimauve- et l’écho qui court de l’une à l’autre va crescendo jusqu’au chant final, un dérapage, l’envol.

Cette pièce est déclinée en deux versions:

La première est la version dialoguée de cette rencontre.

La seconde, sensiblement différente, se joue sous forme de monologues entrecroisés et tisse peu à peu une trame commune

 

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La chambre d’échos

sur une idée de Marion Laboulais, Ineffable compagnie

Imaginer Médée 2000 ans après.

Après les meurtres, la douleur, après les siècles écoulés. Comment vivre quand on s’est dépouillée de toute tendresse pour atteindre une liberté de femme « sauvage »?

 Dans « La chambre d’échos » Médée ne parle pas. La parole est portée, clamée ou éructée par Hécate, sa fille, réalisatrice d’un documentaire sur une prison pour femmes, et par Catina, l’assistante de vie, originaire d’un pays de l’Est. Le mutisme de Médée fait écho à celui des meurtrières filmées par sa fille. Il vibre à ses questions, s’adoucit dans l’apparente complicité qui l’unit à Catina. Confrontée aux silence de Médée, Hécate enrage.
Mots qui condamnent, blessent ou libèrent, transgression de la lignée, ici tout gravite autour de la parole refusée, comme un legs impossible.

A partir d’une fable mortifère, ( la fable familiale ne l’est-elle pas toujours un peu?) la jeune femme affronte non sans humour le poids de ses conditionnements, la recherche d’identité, la nécessité de comprendre ses racines pour s’affranchir et vivre enfin…

 De l’enchevêtrement des voix naît peut-être une liberté possible, léguée par la Femme silencieuse, en dernier cadeau.

versionV

Légende

(tiré de Vestine, une légende noire, Actes Sud)

Cette fois c’est officiel, je suis «Mention spéciale», coup de cœur du jury du prix théâtral de la ville de Guérande. Arzelle Caron, une dame passionnée (que cela fait du bien à entendre!) m’a appelée pour m’expliquer le comment du pourquoi, les questions qu’avait suscité mon texte, toujours un peu hors cadre, mais cela je suis habituée…Hors cadre parce qu’il s’agit d’un monologue et que d’un point de vue scénique cela suppose un travail sûrement un peu différent.

J’aurais mauvais cœur à regretter quoi que ce soit, d’abord je viens de signer mon contrat avec Actes Sud, ensuite j’irai à Guérande rencontrer le jury (très curieux et emballé) découvrir le texte monté et lu/joué par Valérie Dablemont.

Pour l’instant je viens de terminer les corrections -doubles- de «Vestine, Légende noire»

Je me laisse porter sans trop d’impatience car il me semble que cette aventure mérite de l’harmonie et de la légèreté…

 

Creuserlamontagne

Creuser la montagne avec mes dents

Première aventure théâtrale: l’affiche est une avant dernière version, l’occasion de remercier Charlotte Fonne, pour son talent (affiche, dossier presse, etc) et le temps passé à fignoler, Yvonnic, Emmanuel Gingembre et les Fées, bien sûr, j’ai nommé Amandine Degenne, Lauriane Escaffre, Caroline Marchetti et Céline Cartillier!

« Creuser la montagne… » a été montée en 2005 au Zanzibar, une salle de poche parisienne, puis l’année d’après au Guichet Montparnasse durant deux mois (la poche s’était agrandie!). Deux représentations exceptionnelles à Neuilly, le prix Jeune Talent de la ville de Paris, une adaptation (pas vue!)…

Un succès honorable, vu les conditions de « production » et une aventure de groupe qui m’a donné envie de poursuivre; J’espère que ce n’est que le début d’une longue série!

un aperçu de l’univers des Fées et Gestes: dossierpressecomp0906

affiche A3

Une adaptation à Martigues par la compagnie « Boîte à Bulles »…

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