Grain de sable

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On peut toujours polémiquer sur les tirades de Twitter. On peut jouer sur les mots, surfer sur les idées et Internet. On peut débattre d’une formule de travers, on peut même s’écharper sur la Toile parce que Machin a dit que Truc était facho ou constipé… et zapper l’essentiel parce que c’est chiant de réaliser que les priorités sont en train de nous échapper.

L’urgence de notre temps est écologique. Ce n’est pas pour dans vingt ans, ni même dix, c’est aujourd’hui. Une nécessité vitale qui affectera tous les domaines. Écologie dans nos pratiques quotidiennes et dans les équilibres mondiaux.

Pour nous, les citoyens, ce sera plus exigeant que de fermer le robinet quand on se brosse les dents comme dit Nicolas Hulot dans sa formidable pétition « Osons ».
Pour les dirigeants mondiaux, il faudra couper court à certains arrangements et compromissions avec les lobbys de tout poil. Parce que démocrates ou tyrans, de gauche ou de droite, d’Orient ou d’Occident, d’ici 50 ans, si on ne se bouge pas radicalement il ne restera plus grand chose à sauver, sans parler du CAC 40 qui nous fera une belle jambe…

Aujourd’hui ce ne sont pas seulement les dirigeants politiques qui sont en cause, ni les financiers qui se soucient de leur rang en bourse, pas même les spéculateurs qui misent sur les matières premières comme on joue à la roulette ou les dictateurs qui sont prêts à flinguer des populations entières pour rester le cul vissé à leur trône et les industriels qui empoisonnent les sols, les eaux et l’air histoire de refourguer leurs pesticides/parabens/colorants/additifs et monter d’un cran sur l’échelle des profits, même si, une fois morts, à part le cercueil doré à la feuille et un karma de chameau, le retour sur investissement risque d’être raide.

Il s’agit de nous tous, les ingénieurs, les poètes, les dépressifs, les écolos, les sceptiques, la ménagère de moins de 50 et le gars qui bricole dans son coin. Quand on veut qu’une équipe gagne, chaque joueur doit y aller à fond même si, à priori, sur le papier ça paraît mal engagé. L’entraîneur sur son banc et le PDG dans son carré VIP ne font pas le résultat du match.

On ne peut plus remettre l’écologie à demain ou à la génération suivante comme on se refile la patate chaude. On ne peut plus râler que c’est la faute aux dirigeants, qu’il fallait nous prévenir avant, que le nucléaire c’est cool sauf en cas de tsunami ou de faille sismique (un ptit coucou à Fessenheim en passant… Moi je dis qu à vue de nez les bâtisseurs de centrales doivent aimer parier au PMU!)

Arrêter de faire semblant de découvrir après coup des évidences, par exemple que le gaz de schiste est vraiment mais vraiment mauvais pour le sous-sol (Incroyable! En plus des perturbateurs endocriniens et hormonaux, de la radioactivité des eaux usées et des saloperies encore mal déterminées, ça causerait aussi des secousses sismiques, si, si! Mais bon, la loi de l’emmerdement improuvable a fait ses preuves. Tant que ce n’est pas certifié et que ça rapporte…)

Et pendant qu’on y est ce serait chouette d’arrêter de racler les fonds marins, de bourrer d’antibiotiques les animaux qu’on mange et de croire que l’explosion des maladies neurologiques et les troubles qu’ils génèrent sont la faute à Pas de chance. Parce que dans les série « Comment détruire sa biosphère en moins d’un siècle » il faut avouer qu’on s’est montrés plutôt doués, n’en déplaise à nos scientifiques et aux experts qui n’ont rien vu venir.

Et surtout, il faudrait arrêter de dire que c’est trop tard, les pétitions ça sert à rien, les boycotts c’est trop contraignant, les manifs ça fait mal aux pieds !

La responsabilité collective n’est-ce pas la somme de nos responsabilités individuelles? Pour être doué de conscience pas besoin de sortir de l’Ena, à priori il suffit d’être un Homme. Chaque geste sert, chaque signature compte. Peu importe qu’on soit confiant, incrédule, optimiste, réaliste, riche ou pauvre, que nos moyens soient importants ou minuscules. Peu importe même notre degré de conviction. Nous sommes acteurs des marchés, créateurs de notre réalité, bien plus que nous l’imaginons.

On a le choix de bouger et une responsabilité à changer le monde. Et quand le découragement guette, se rappeler qu’il suffit d’un rien pour modifier le cours d’une histoire.

Tous, nous sommes des grains de sable potentiels, c’est la beauté de la chose…

pour la pétition « Osons » de Nicolas Hulot: https://formulaires.fondation-nicolas-hulot.org/fra/osons/

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